Certaines photographies méritent que l’on en dise un peu plus. C’est le cas de la photo d’aujourd’hui qui illustre cet article et que je vous remets proprement tout en bas. J’ai réalisé cette photo la semaine dernière avec la fantastique Constance !

L’idée

J’ai tout d’abord été attiré par une raie lumineuse. Il était tard dans la journée, le soleil était assez bas et passait au travers de ces barres en métal que vous pouvez voir tout en haut de cette photo, formant une raie lumineuse sur le mur en haut de l’amphithéâtre.

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Constance dans son puit de lumière

Le problème c’est que cette raie lumineuse, même en montant tout en haut des escaliers, se trouvait toujours entre 2m50 et 3m du sol. Et rien pour accéder à cette hauteur. Sans en parler pour le moment, je gardais l’idée dans un coin de ma tête et commençais à chercher une chaise, un banc, n’importe quoi qui pourrait permettre à Constance de monter là-haut. Voici la position approximative de la raie lumineuse.

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Parce-qu’un schéma vaut toujours mieux qu’un long discours

La résolution du problème 🙂

J’étais accompagné de mon ami photographe Russel, qui était occupé avec une modèle à ce moment là, mais connaissant le gabarit du bonhomme, je me suis dis qu’il arriverait certainement à porter Constance à une telle hauteur.

Lorsqu’il revint, il accepta volontiers de me prêter main forte. Il fallait encore parler de ça à Constance. C’est à ce moment qu’elle m’appris qu’elle avait le vertige. Tiraillée entre sa phobie et son professionnalisme, elle décida de tenter l’expérience tout de même. Tout d’abord en s’asseyant sur les épaules de Russel (je vous avais dis qu’il était costaud non ? :D) mais ça ne permettait pas d’atteindre la hauteur de la raie lumineuse. Au bout de plusieurs minutes, d’essais et de discussions, Constance accepta d’essayer de se mettre debout sur les épaules de mon ami. Elle se tint de bout, tremblante et le regard injecté de peur. C’était MAINTENANT que je devais déclencher.

Après avoir armé mon 85mm pour effacer le plus possible l’effet de contre-plongée (puisque rappelons-le son visage est 1m au dessus du mien) je mets l’oeil dans le viseur et là, Constance se transforme : elle ne tremble plus, elle prend la pose, le regard déterminé. Je déclenche une fois puis elle se remet à trembler. Mais j’ai ma photo.

Je remercie chaleureusement Russel et Constance pour m’avoir permis de réaliser cette photo, qui en plus d’être esthétique, me rappelle un chouette moment.

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La métamorphose de Constance